La section victorienne du Parti vert australien a pris une décision historique en élargissant son code de conduite, affirmant que la transphobie n’est plus acceptable au sein du parti. Cette décision a été prise en réponse à la stigmatisation croissante des personnes trans et de genre divers dans la société, dans le but de garantir que leur parti demeure un espace sûr et accueillant pour toutes et tous.
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La nouvelle clause de la politique mise à jour précise que le fait de se livrer à des actes transphobes constitue désormais une violation des normes de comportement des membres des Australian Greens Victoria. La définition de la transphobie inclut la stigmatisation des personnes trans, le fait de mégenrer intentionnellement des personnes individuellement ou en groupe, le déni de l’existence des genres non binaires ou encore la « promotion de la priorisation inutile des caractéristiques sexuelles au-dessus du genre ».
En outre, le parti a indiqué que « plaider en faveur de restrictions inutiles sur les soins liés à la transition » et « poser des questions orientées qui servent à couvrir l’un des points ci-dessus » peuvent également constituer de la transphobie. Il s’agit d’une étape importante vers la protection des personnes trans et de genre divers au sein du parti.
Les nouvelles règles précisent également que les membres peuvent être exclus s’ils sont reconnus en violation du code de conduite du parti, une mesure saluée par celles et ceux qui défendent les droits des personnes trans. Toutefois, certains membres de haut rang ont exprimé des inquiétudes quant à la définition actualisée de la transphobie, affirmant qu’elle allait « diviser » le parti.
Malgré la controverse, la porte-parole des Verts pour les questions LGBTQ+, Gabrielle de Vietri, s’est exprimée positivement sur l’amélioration du code de conduite, soulignant qu’un débat respectueux fondé sur des éléments probants est essentiel à l’élaboration des politiques et sera toujours le bienvenu chez les Verts. En revanche, les questions orientées conçues pour induire les gens en erreur et attiser la peur à propos de sujets complexes ne sont pas acceptables.
Les Verts ont déjà été confrontés à des controverses liées aux droits LGBTQ+, notamment lorsque l’élection de la syndicaliste Linda Gale au poste de coordinatrice a été annulée l’an dernier après qu’elle a déclaré que les droits des femmes trans pouvaient empiéter sur ceux des personnes nées femmes. L’activiste des Verts de Ballarat, Helen Lewers, a également démissionné du parti plus tôt ce mois-ci après avoir assisté à un rassemblement organisé par la commentatrice britannique anti-trans Posie Parker.
Malgré les critiques, la nouvelle clause du code de conduite du Parti vert constitue une étape importante vers la promotion de l’inclusivité et du respect envers les personnes trans et de genre divers. La réponse à l’amélioration du code de conduite a été majoritairement positive, beaucoup exprimant leur soutien aux efforts du parti. Reste à voir comment les nouvelles règles seront appliquées et si elles empêcheront effectivement la transphobie au sein du parti.







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