JÉRUSALEM (Reuters) - Le président israélien a exprimé dimanche sa préoccupation pour le bien-être de tous les membres du public, indépendamment de leur identité ou de leurs valeurs, après que des membres d’extrême droite du futur gouvernement ont appelé à réviser les lois antidiscrimination.
Le Premier ministre désigné Benjamin Netanyahu, qui se prépare à présenter cette semaine sa coalition religieuse-nationaliste, a juré de préserver les principes de tolérance.
Mais ses rivaux politiques ont accusé ce vétéran conservateur d’être vulnérable aux exigences politiques de ses alliés d’extrême droite.
« Une situation dans laquelle les citoyens d’Israël craignent des menaces à leur encontre en raison de leur identité ou de leurs valeurs va à l’encontre des principes démocratiques et éthiques fondamentaux d’Israël », a écrit sur Twitter le président Isaac Herzog, dont le rôle est largement symbolique.
Netanyahu a toutefois déclaré à deux reprises dimanche que son gouvernement garantirait l’égalité des droits.
« Nous ne permettrons pas de discrimination contre les membres de la communauté LGBTQ ni d’atteinte aux droits de tout autre citoyen d’Israël », a-t-il déclaré dans un communiqué.
Plus tôt dimanche, un futur membre du gouvernement israélien issu du parti d’extrême droite Sionisme religieux a déclaré à la radio publique que les hôtels devraient être autorisés à refuser des services à des personnes pour des motifs religieux, tout comme les médecins, tant que d’autres sont disponibles.
Le Likoud conservateur de Netanyahu et des partis religio-nationalistes proches des communautés ultra-orthodoxes d’Israël et des colons de Cisjordanie ont remporté une confortable majorité lors des élections du 1er novembre.
L’inclusion dans la coalition de durs tels qu’Itamar Ben-Gvir, du parti ultranationaliste Pouvoir juif, et de Bezalel Smotrich, du parti d’extrême droite Sionisme religieux, a consterné les Palestiniens et les Israéliens libéraux.
Séparément, dimanche, Netanyahu a exprimé son soutien à une modification d’une loi qui empêche les personnes soutenant le terrorisme ou le racisme de se présenter à l’élection comme membres du parlement israélien, affirmant qu’il entend remplacer cette disposition tout en garantissant l’égalité des droits pour les citoyens israéliens.







Commentaires (0)
Rejoindre la conversation