Transgender Europe (TGEU) a publié un rapport glaçant coïncidant avec la Journée du souvenir trans le 20 novembre, révélant que 321 personnes trans et de genre divers ont été assassinées dans le monde entre octobre 2022 et novembre 2023. Bien que ce chiffre soit légèrement inférieur aux 327 meurtres de l’année précédente, il souligne une tendance persistante et préoccupante de violence contre cette communauté.

Impact disproportionné sur les femmes trans racisées

Le projet Trans Murder Monitoring de TGEU a constaté qu’une écrasante majorité de 94 % des victimes étaient des femmes trans ou des personnes trans féminines, et qu’environ la moitié étaient connues pour être travailleuses du sexe. Le rapport met également en lumière l’intersection du racisme et de la transphobie, notant que 80 % des personnes trans assassinées ont été touchées par le racisme, une augmentation significative par rapport à l’année précédente.

La situation en Europe

En Europe, les données sont tout aussi préoccupantes, 45 % des personnes trans assassinées dans la région étant des migrantes ou des réfugiées. Cette statistique souligne la vulnérabilité accrue des personnes trans migrantes et réfugiées racisées, qui font face à de multiples formes de discrimination et de violence.

Le panorama mondial

La majorité de ces meurtres a eu lieu en Amérique latine et dans les Caraïbes, avec 235 cas signalés. Ce nombre élevé est en partie attribué aux systèmes de suivi établis dans ces régions. Notamment, l’Arménie, la Belgique et la Slovaquie ont signalé des meurtres de personnes trans pour la première fois, ce qui laisse penser à un problème plus vaste, à l’échelle mondiale.

Défis liés à la collecte de données

TGEU note que ces chiffres pourraient ne pas rendre pleinement compte de l’ampleur de la violence, car certaines personnes trans ne sont pas identifiées comme telles dans les rapports de décès. Cette lacune dans la collecte de données signifie que le nombre réel de personnes trans et de genre divers qui ont perdu la vie à cause de la violence pourrait être plus élevé.

Un appel à l’action

En réponse à ces conclusions, TGEU, ainsi que d’autres organisations LGBTQ+, ont publié une déclaration commune appelant à une action urgente de la part des militant·es, des décideur·euses politiques, des législateurs et des donateurs. Ils soulignent la nécessité d’un soutien, d’une protection et d’un plaidoyer complets pour les personnes trans et de genre divers, appelant à s’éloigner de la négligence sociale et de la discrimination systémique.

Se souvenir des victimes

Le rapport met en lumière la mort tragique de Brianna Ghey, une élève trans de 16 ans au Royaume-Uni, comme un exemple frappant de la violence subie par les personnes trans. La réaction de la communauté queer à sa mort, marquée par des veillées et des expressions de chagrin et de solidarité, reflète l’impact profond de telles pertes et la lutte continue pour la sécurité et l’acceptation des personnes trans et de genre divers dans le monde entier.

Qu'en pensez-vous ?
À propos de l'auteur

The Pink Times

author.admin.bio

Plus d'articles →