TL;DR
- Plus de 50 personnes interpellées lors de la Pride d’Istanbul
- Événement interdit par les autorités locales
- Intervention policière auprès de journalistes
- Les droits LGBTQ+ en Turquie sont menacés
- La communauté promet de poursuivre la lutte
Dans une démonstration choquante de répression d’État, au moins 50 personnes ont été interpellées lors de l’événement de la Pride LGBTQ+ d’Istanbul ce week-end. Les organisateurs ont confirmé que l’événement, qui a eu lieu le 28 juin, s’est déroulé malgré une interdiction imposée par les autorités locales, qui semblaient davantage intéressées par faire taire les voix que par permettre à l’amour de s’épanouir.
Des barrières en fer ont été érigées autour de l’emblématique place Taksim, verrouillant de fait l’un des principaux points de rassemblement de la ville. Le transport par métro dans certaines zones a été restreint, rendant l’organisation difficile pour les militant·es. Pourtant, l’esprit de résistance était palpable lorsque des protestataires LGBTQ+ se sont rassemblé·es dans divers quartiers, scandant : « Mon amour, la journée n’est pas encore terminée. En fait, nous ne faisons que commencer. Nous n’abandonnons pas. Nous continuerons à descendre dans les rues depuis chaque endroit où nous nous trouvons. » Quelle détermination !

L’Union des journalistes turcs a indiqué que l’une des personnes interpellées était Muberra Unsal, une journaliste qui couvrait l’événement. Malgré le fait qu’elle s’est identifiée comme membre de la presse, elle a été placée en garde à vue. Ce mépris flagrant de la liberté de la presse n’est qu’un exemple supplémentaire de l’emprise autoritaire qui se resserre autour de la communauté LGBTQ+ en Turquie.
Bien qu’être LGBTQ+ ne soit pas illégal en Turquie — grâce à la dépénalisation des relations sexuelles entre personnes de même sexe en 1858 — il n’existe aujourd’hui aucune protection pour la communauté. Le président Recep Tayyip Erdoğan a intensifié sa rhétorique contre les personnes LGBTQ+, les qualifiant récemment de l’une des « plus grandes menaces contre la famille » et accusant l’homosexualité d’être responsable du déclin du taux de natalité du pays. Aïe !

Dans un récent rapport d’ILGA-Europe, la Turquie s’est classée parmi les pires pays d’Europe pour les droits LGBTQ+, arrivant à un triste 47e rang sur 49. Seuls l’Azerbaïdjan et la Russie ont obtenu un score inférieur. Dans un environnement aussi hostile, il n’est pas étonnant que la communauté estime devoir se battre pour ses droits.
Malgré la répression, la communauté LGBTQ+ en Turquie reste résiliente. Face à une opposition croissante, sa détermination à célébrer l’amour et la fierté ne fait que se renforcer. Pour en savoir plus sur les difficultés rencontrées par Istanbul Pride, consultez nos précédents articles sur Istanbul Pride Faces Police Crackdown et Turkish Police Detain Dozens as Istanbul's LGBTQ+ Pride March Faces Opposition.

Alors que la communauté continue de se mobiliser contre l’oppression, une chose est claire : elle ne se laissera pas faire taire. Le combat pour les droits LGBTQ+ en Turquie est loin d’être terminé, et le monde regarde.







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