La Commission pour l’égalité et les droits humains (EHRC) du Royaume-Uni fait l’objet d’un examen en raison de la définition du sexe qu’elle a recommandée, ce qui a suscité des inquiétudes de la part de 30 organisations LGBTQ+ et de défense des droits humains. L’Alliance mondiale des institutions nationales des droits de l’homme (Ganhri) a lancé une procédure d’« examen spécial » qui pourrait conduire à une rétrogradation de l’accréditation de l’EHRC en tant qu’institution nationale des droits de l’homme de statut « A ». Si une telle rétrogradation se produit, elle empêcherait l’EHRC de participer au Conseil des droits de l’homme de l’ONU.
Rôle et impact de l’EHRC
L’EHRC joue un rôle crucial en fournissant des orientations et en faisant appliquer la législation pour protéger contre la discrimination au Royaume-Uni. L’accréditation par Ganhri d’organisations comme l’EHRC donne aux pays un accès au Conseil des droits de l’homme de l’ONU et à d’autres ორგანes des Nations unies, ce qui en fait une question d’une importance internationale considérable.
Conseils controversés et critiques
En avril de cette année, l’EHRC a conseillé au gouvernement de modifier la définition légale du sexe dans l’Equality Act pour y substituer le terme « sexe biologique ». Cette recommandation visait à simplifier la fourniture de services réservés à un seul sexe et à clarifier un domaine विवादé. Cependant, elle a aussi soulevé des inquiétudes quant à la possible exclusion de personnes transgenres de certains services ou groupes. L’expert indépendant de l’ONU Victor Madrigal-Borloz a critiqué les conseils de l’EHRC, affirmant qu’ils pourraient permettre des distinctions discriminatoires actuellement illégales en vertu du droit britannique.
Réponse de l’EHRC et engagement pour l’avenir
La baronne Falkner, présidente de l’EHRC, a exprimé sa déception face à la nécessité de défendre le statut d’accréditation de l’organisation, tout en restant confiante quant à sa capacité à répondre de manière solide à toute question. Elle a souligné que l’EHRC avait vu son statut « A » reconfirmé par Ganhri en octobre 2022, à l’exception de la controverse entourant l’avis sur la définition du sexe dans l’Equality Act.
La baronne Falkner a insisté sur l’engagement de l’EHRC à protéger et promouvoir les droits humains, indépendamment de l’examen en cours. Elle a expliqué que l’usage interchangeable des termes « sexe » et « genre » dans l’Equality Act avait semé la confusion chez les prestataires de services et les organisations.
Plaidoyer LGBTQ+ et examen spécial
L’association caritative LGBTQ+ Stonewall figurait parmi les organisations ayant déposé une plainte auprès de Ganhri contre l’EHRC. Robbie de Santos, directeur des affaires extérieures de Stonewall, a accueilli favorablement l’examen spécial et s’est engagé à fournir des éléments de preuve pendant la procédure. Il a exprimé des inquiétudes concernant l’approche de l’EHRC à l’égard des droits des personnes transgenres et son indépendance politique.
Précédent international
À noter que d’autres pays, dont Madagascar, la Hongrie, le Nicaragua et l’Afghanistan, ont vu leurs organismes de surveillance des droits humains perdre leur accréditation de statut « A » par Ganhri. L’EHRC attend désormais l’issue de l’examen spécial, avec des implications potentielles pour le plaidoyer LGBTQ+ et les droits humains au Royaume-Uni, ainsi que pour sa représentation internationale au Conseil des droits de l’homme de l’ONU.







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