EN BREF
- Un juge a rejeté la plainte de Shannon Joslin contre Yosemite.
- Joslin a été licencié·e pour avoir hissé un drapeau de fierté trans.
- La décision l’invite à suivre les procédures de la fonction publique.
- Yosemite a de nouvelles règles sur l’affichage des drapeaux.
- Joslin estime que son licenciement était injuste.
Dans un retournement de situation qui a laissé beaucoup de monde perplexe, un juge américain a rejeté la plainte de l’ancien garde du parc national de Yosemite, Shannon “SJ” Joslin, qui avait été licencié·e après avoir accroché un immense drapeau de fierté trans sur El Capitan. La décision, rendue par la juge fédérale Jennifer L. Thurston, reposait sur des questions de procédure, obligeant Joslin à passer par le processus de la fonction publique avant d’engager toute autre action en justice.
Joslin, qui s’identifie comme non binaire et utilise les pronoms they/them, a été remercié·e en août 2025, peu après avoir participé à une mise en scène de drapeau destinée à faire passer un message fort : « Nous sommes tous en sécurité dans les parcs nationaux. » Le drapeau, d’une largeur impressionnante de 66 pieds, a flotté fièrement pendant environ deux heures avant que Joslin ne le retire volontairement. Cependant, la direction du parc n’a pas été impressionnée, affirmant que Joslin avait adopté une « conduite inacceptable » en contournant les règles du parc concernant les manifestations.

D’après les documents judiciaires, la lettre de licenciement citait l’implication de Joslin dans l’incident du drapeau comme une violation du règlement du parc, indiquant qu’ils avaient participé à une manifestation sans les autorisations nécessaires. Yosemite a des zones désignées où les protestations peuvent avoir lieu, mais il semble que les actions de Joslin aient dépassé ces limites. Le lendemain de l’exposition du drapeau, Yosemite a rapidement mis en place une nouvelle règle interdisant tout banderole, drapeau ou panneau de plus de 15 pieds carrés dans les zones sauvages désignées, ce qui couvre en pratique 94 % du parc. Une réaction fulgurante, c’est le moins qu’on puisse dire !
Dans une déclaration publiée après son licenciement, Joslin a exprimé sa frustration sur Instagram, affirmant : « J’ai accroché le drapeau sur mon temps libre, hors service, en tant que simple citoyen·ne. Il est resté déployé pendant un total de deux heures le matin, puis je l’ai retiré. El Capitan a vu des drapeaux y être accrochés pendant des décennies et personne n’a JAMAIS été sanctionné pour cela. » Ils ont ensuite exigé la restitution de leurs droits, déclarant : « Je veux retrouver mes droits et ma carrière. »

La plainte de Joslin soutenait que son licenciement était motivé par le désaccord du parc avec ses prises de parole hors service en soutien à la communauté trans. Cette affaire ne concerne pas seulement un drapeau ; elle touche aux implications plus larges de la liberté d’expression et des droits des personnes LGBTQ dans le milieu du travail. L’impact culturel du drapeau de fierté trans a dépassé de loin les limites du parc, inspirant même la drag queen Pattie Gonia à en faire un look spectaculaire pour le tapis rouge.
Alors que la saga juridique se poursuit, Joslin a déjà déposé une plainte auprès du Office of Special Counsel (OSC), qui devrait rendre une décision d’ici août. Pour l’instant, le combat pour la justice continue, et les yeux de la communauté LGBTQ restent attentifs. L’affaire de Joslin ouvrira-t-elle la voie à de meilleures protections des droits LGBTQ au travail ? Seul l’avenir le dira.

Pour en savoir plus sur cette affaire en cours, consultez notre précédent article sur la décision du juge concernant l’affaire du drapeau trans du garde.







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